Japon 2010 – Koya San et Sanjusangendo

En juin 2010, dans le cimetière de Koya san au Japon. Parmi des arbres immenses, une atmosphère mystérieuse et onirique.

In June 2010, in the Koya San temple cemetery in Japan. Among immense trees.
Moi à Koya San

Je suis aussi allé faire un tour au temple de Sanjusangendo à Kyoto. Sur la longue gallerie de ce temple se tenaient jadis les intenses compétitions d’archerie du Toushiya. Les aspirants au titre de “premier sous le ciel” se tenaient dans la position que j’ai sur la photo pour tirer le max de flêches qu’ils pouvaient en 24 heures sans toucher le toit ni le plancher pour se rendre à l’autre bout de la gallerie. Plusieurs se firent seppuku sur le champs pour ne pas avoir réussi. Faut comprendre que le record absolu fut de 8 133 réussies sur un total de 13 053 flêches décochées, soit 544 à l’heure ou 9 à là minute. Le recordman est Wasa Daihachiro de Kishuu qui établi ce record en 1686. Étrangement presque personne ne visitait cette gallerie et seul un très petit écritau presque caché parlait du Toshiya… Les gens visitent ce temple surtout pour les centaines de statues de bouddha à l’intérieur ainsi que celle du dieu Canon auquel une certaine compagnie de camera doit son nom. Étrangement les photos et même les croquis sont interdits en ce temple!

I also went to Sanjusangendo temple in Kyoto where the Toshiya archery competition were being held.

Toushiya à Sanjusangendo

J’avais appri à propos de ces 2 temples en lisant ce très tripatif manga de Hiroshi Hirata: L’ ÂME DU KYUDO. Un auteur que j’ai découvert cette année duquel j’ai aussi lu la série “Satsuma” (à propos de samurai) et le receuil de courtes histoires “La force des humbles” (à propos des personnages oubliés de l’histoire japonaise, un peu comme la série radiophonique des “remarquables oubliés” à radio-canada). Hiroshi Hirata semble un personnage plutôt intense qui dit n’avoir jamais lui-même lu de manga et qui commence ses sessions de dessin avec des rituels dignes des samurais en gestes et en cris, arguant que: « Si on ne met pas de vie dans ce que l’on dessine, les traits restent morts »! D’ailleurs il se réclame du “gekiga” plutôt que du “manga”, le “gekiga” étant l’équivalent du “graphic novel” américain ou du “roman graphique” en français. Termes vus comme hautains et dédaigneux selon certains ou, selon d’autres, voulant simplement se détacher des termes “manga” et “comics” qui sont eux trop associés aux histoires “comiques” justement. En français le terme “bande dessinées” est probablement beaucoup moins pire, mais j’imagine bien qu’un bédéiste américain d’histoires très dramatiques ait du mal à qualifier ses histoires de “comics”.

I had learnt about those 2 temples in this very cool manga by Hiroshi Hirata: